Secours populaire français

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Qui sommes-nous ?

Né en 1945, le Secours populaire est une association à but non lucratif, déclarée Grande cause nationale. Celle-ci est habilitée à recevoir des dons et des legs et des donations. L’association s'est donné pour mission d’agir contre la pauvreté et l'exclusion en France et dans le monde. Elle rassemble des personnes de toutes opinions, conditions et origines qui souhaitent faire vivre la solidarité.

La Fédération du Gers

En 1972, Philippe Monty de Vic-Fezensac et Gabriel Casadesus d'Auch décident de créer un comité du Secours Populaire. L'adresse est celle de Philippe Monty, qui sera le premier Secrétaire Général : Place du Collège, à Vic-Fezensac. Il n'y a pas de local.

Avec leur argent personnel ils lancent les premières campagnes, composant eux-mêmes les dépliants qui serviront d'appel aux dons pour les vacances, les Pères Noël Verts et la solidarité internationale, et les faisant partir par la Poste. Les dons arrivent. Le budget annuel est alors de 20 000 francs et les bénévoles se remboursent de leurs premiers frais.

La création du SPF est mal perçue par les autres associations parce que laïque, et perçue surtout comme un organisme politique. Le mot d'ordre du Secours Populaire à l'époque est la solidarité : on t'aide pour t'apprendre à t'en sortir toi-même. Le comité n'avait pas beaucoup d'argent, mais ils purent quand même organiser des sorties pour les enfants. La première était au château de Montségur.

En 1975, Philippe Monty suit son épouse enseignante et déménage à Toulouse. Monique Peyras deviendra Secrétaire Générale et cette fois, Auch devient comité départemental. Il n'y a toujours pas de local, l'adresse sera encore celle d'un bénévole : 8 rue Mirabeau, à Auch.

En 1977, juste avant les grandes inondations qui ont ravagé Auch, Gabriel Casadesus devient le troisième Secrétaire Général. Ces inondations, survenant fin juillet de la même année déclenchent un grand mouvement de solidarité dans la région et dans toute la France. Devant l'afflux des dons, la mairie accorde au SPF un local situé rue Gambetta et comprenant tous les locaux de la façade du local CGT dans cette rue.

Des camions se succèdent devant les locaux, apportant des porcelaines de Limoges, des chaussures de Romans, du mobilier envoyé par des magasins de meubles, des vêtements, de nombreux dons de particuliers et aussi des dons en espèces. Les locaux et même la cour de l'immeuble sont encombrés par tous ces dons.

Des inondations ayant eu lieu aussi dans d'autres coins du Gers, huit ou neuf comités ont été créés à cette époque dans les communes de Vic-Fezensac, Condom, Lectoure, Fleurance, Mauvezin, L'Isle de Noé, Mirande, L'Isle-Jourdain, Samatan, Cazaubon. Quelques-uns, ayant été créés pour les besoins de la cause, ne survivront pas longtemps et succomberont aux difficultés inhérentes à tout comité, difficultés à se structurer en association viable et durable, et quelques fois suite aux pressions des maires défavorables à leur présence.

En 1977, le comité départemental devient Fédération et nécessite aussi de se structurer devant l'afflux de bénévoles, et la mise aux normes de la comptabilité devient nécessaire. Le père de Gabriel Casadesus, ayant pris sa retraite, devient bénévole permanent à la fédération parce que Gabriel est infirmier et ne peut être présent tout le temps.

Puis, la mairie ayant demandé de libérer le local rue Gambetta, le SPF achète un local à un bon prix au 6 rue de Valmy, où ils font la solidarité avec un vestiaire, des meubles et un service alimentaire.

En 1990, Gérard Aguinalin devient le quatrième Secrétaire Général. Il achète un local rue Montebello, mais celui-ci coûte trop cher au SPF et, les finances ayant été affaiblies, le Secours Populaire traverse une période difficile.

Mais malgré tout les actions de solidarité continuent : de nombreux enfants de l'Essonne sont accueillis dans des familles d'accueil ; il y a eu aussi des échanges avec d'autres familles des départements voisins (Lot-et-Garonne, Tarn-et-Garonne). Le Père Noël Vert distribuera des bonbons dans les écoles et les enfants lui donnent les jouets qu'ils ont collectés, que le Père Noël redistribuera ensuite aux enfants pauvres.


En 1995, Monique Chene devient la cinquième Secrétaire Générale, suivie en 2003 par Francis Cayrefourcq, puis en 2008 par Mathias Felon. Entretemps, le Secours Populaire est revenu s'installer rue Gambetta, dans les anciens locaux du Secours Catholique.